david in winter

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mardi 17 septembre 2013

Douze balles dans la peau



  Convaincu que M. de Gaulle avait agi criminellement en livrant les départements français d'Algérie aux massacreurs du FLN ( et non au peuple algérien ), M. Jean-Marie Bastien-Thiry décida de s'emparer de la personne du général-président afin de le juger.
   Polytechnicien , M. Bastien-Thiry prépara fort soigneusement l'opération, dont le déroulement lui permit de constater qu'une sorte de fossé pouvait séparer l'éxécution sur le terrain de la stratégie finement conçue.
  Arrêté, M. Bastien-Thiry déclara sereinement qu'il avait voulu enlever ( et non tuer ) le général-président, et que, soucieux du détail qui rend infaillible les projets, il avait prévu de faire ôter ceinture et bretelles au captif afin que, entravé par un pantalon lui tombant sur les chevilles, celui-ci ne pût prendre la fuite.
  L'image née de cette révélation vexa le général-président qui, de son bureau élyséen, donna à un tribunal d'exception ( déclaré illégal par le conseil d'Etat, broutille...) l'ordre de juger vite fait bien fait l'insolent et de le condamner à mort.
  Le 11 mars 1963, les murs du fort d'Ivry retentirent du tir des fusils exécutant la sentence – sentence légale, qui exprimait la défense légitime de l'autorité offusquée.
  En ce temps, je lisais les journaux, beaucoup de journaux – je n'y trouvais pas la moindre ombre de trace de protestation de la part de la gauche humaniste (ni de la bourgeoisie conservatrice) contre cette atteinte au droit à la vie de M. Bastien-Thiry.
  Mais M. Bastien-Thiry, colonel et catholique, n'était pas un braqueur.

1 commentaire:

  1. Votre dernière phrase se suffit à elle même.

    Saviez que lorsque De Gaulle fut fait prisonnier lors du Premier conflit, les allemands refusèrent de lui rendre son épée d'officier ce qu'ils faisaient régulièrement pourtant.

    Ce dernier fut toujours très discret sur ec passage de sa vie.

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