david in winter

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mardi 23 décembre 2014

M. Zemmour... Islamistes -- au fou!



   De dérisoires incidents qui, naguère, eussent été expédiés en quelques lignes par la presse locale, sont devenus la matrice de l'un de ces tapages politico-médiattiques (ouragan de force 9) marque d'une société profondément inculte qui élimine toute raison au profit de l'émotion hystérique.
  Un rapide coup d'œil sur les journaux prouve que, de toute évidence, les auteurs de ces incidents sont pour partie cinglés et pour le reste de leur pauvre cervelle atteints de crétinisme, c'est ce que montrent la nature de leurs actes, leur personnalité, et leur bribe de propos.
  De tous temps et en tous lieux, de tels individus surgissent ça et là, parfois tuant des promeneurs, parfois s'engloutissant dans leur propre ridicule, et l'effet de leur action est, au hasard, tragique ou burlesque.
  Ils sont aussi, aujourd'hui, le prétexte à un flot de discours qui, s'il ne surprend plus, nous fait un peu plus désespérer de l'avenir de l'intelligence.
  Est-il utile de relever les glapissements de ces chroniqueurs qui voient se déchaîner une guerre civile menée par des hordes de mahométans brandissant leurs cimeterres face... face à qui? Nous pouvons le regretter, mais nul émule de Charles Martel ne s'est encore levé, et s'il y a guerre, il n'y a en cette veille de Noël de combattants qu'en un seul camp.
  Quant aux gens des partis de gouvernement, le socialiste-de-droite et le socialiste-de-gauche, ils ont sauté sur l'occasion afin d'apporter de l'eau au moulin de la Bête immonde, que chacun souhaite voir enfler dans l'espoir qu'elle éliminera leur adversaire naturel lors de la prochaine grande Election.
  Pour tous, ce fut, comme d'habitude, un bon moyen de se montrer à la télé pour prononcer d'un air pénétré ces phrases menaçantes qui révèlent le chef concerné et compétent, tandis que M. Etat se réjouissait à la perspective de pouvoir renforcer et multiplier les lois scélérates destructrices de nos dernières et minuscules libertés – la guerre contre le terrorisme achevant opportunément ce que la guerre contre la drogue avait commencé.
   Ces mêmes jours (je fais ici une sorte de ménage de fin d'année) s'éleva une autre grande rumeur : un M. Zemmour a été l'innocente victime d'une abominable censure.
   La censure (je crains qu'il soit besoin de le rappeler), c'est quand M. Etat utilise cette violence légitime dont il a le monopole (selon l'expression de Max Weber) pour interdire, lacérer, brûler une œuvre de l'esprit – le Mbala Mbala fut une authentique victime de la censure.
   Je n'ai jamais lu une ligne de M. Zemmour, ni ne l'ai jamais vu ni entendu (je n'ai ni poste de radio ni téléviseur), mais j'ai cru comprendre qu'à l'occasion de son dernier livre (de la mouvance socialiste-nationale, paraît-il) il s'était montré dans d'innombrables émissions de radio et de télévision, que la presse écrite s'était enflammée à son sujet, et que ledit livre s'était déjà vendu à près de cinq cent mille exemplaires , ce qui, aujourd'hui, est un record.
   Mais...M. Zemmour a été licencié par son employeur. Ce faisant, ce dernier (un gros capitaliste de connivence, ce qui est une autre histoire) n'a fait qu'exercer son droit, un droit qui mérite tout autant d'être défendu que la liberté d'expression et qui reléve également de ce droit de propriété auquel je suis viscéralement attaché). Il se peut que cet employeur soit méprisable, répugnant et sente mauvais, mais il n'a commis aucun acte de censure.
   En revanche, il a, volens nolens, fortement agi pour accroître la notoriété de M. Zemmour, et les ventes de son livre censuré (se trouve dans toutes les librairies).

samedi 20 décembre 2014

Pour en finir avec le fléau associatif



 A l'époque, lointaine, où j'étudiais le Droit dans une Faculté parisienne, il était proprement inimaginable qu'une poignée d'individus réunis en une association pussent porter plainte, et que cette plainte fût reçue, contre des êtres humains simplement "coupables" de professer des opinions différentes des leurs, ou d'agir, contrairement, non à la Loi, mais à leurs lubies et préjugés.
   Une telle possibilité, qui aurait transformé des particuliers en procureurs (comme dans la Rome antique?), eût paru un intolérable abandon de la puissance publique de M. Etat.
  Grâce à des politiciens soucieux de satisfaire une petite clientèle fort bruyante, des lois contrevenant aux principes premiers de l'Etat permettent aujourd'hui à n'importe quelle association de traîner en correctionnelle n'importe qui pour n'importe quoi.
    Il y eut, d'abord, à cette effarante permission, quelques restrictions, elles furent rapidement levées.
    Dans le même temps, M. Etat et ses satellites entreprirent, toujours pour les mêmes motifs clientèlistes, d'abreuver de subventions (i-e, d'argent pris aux citoyens) une multitude d'associations.
    Cette manne leur permit d'entretenir des permanents (curieusement nommés bénévoles) et de payer juristes et avocats pour exercer leurs méfaits.
     Il existe donc désormais, et dans l'indifférence quasi-générale, un vaste troupeau d'inquisiteurs privés acharnés à faire régner la terreur chez leurs adversaires ou, dans des domaines tels que la construction d'immeubles, autorisés (!) à se livrer à de fructueux rackets.
   Certes, il arrive que des malheureux poursuivis par des brigands associatifs soient acquittés, mais le temps et l'argent qu'ils auront perdus est un exemple dissuasif pour qui souhaiterait les imiter.
    Pour que les citoyens puissent à nouveau vivre paisiblement dans un véritable état de Droit, sans craindre d'être attaqués par ces nouveaux bandits de grands chemins, il paraît nécessaire que soient prises deux mesures d'une grande simplicité:
  *abolition des lois scélérates autorisant les associations à se porter partie civile sauf en cas d' agression directe (par exemple, un cambriolage de leurs modestes locaux – et? Et c'est à peu près tout);
  *interdiction à toute association de recevoir de l'argent public – de M. Etat, des collectivités territoriales, etc.
   Ne subsisteraient ainsi, comme jadis..., que des associations fort légitimes, réunissant des hommes et des femmes mettant en commun, et à leurs frais, leurs talents et compétences pour se livrer plus commodément à leurs aimables violons d'Ingres.
   Il est hélas évident qu'aucun politicien, individu vivant dans la crainte permanente de perdre des voix et d'être critiqué par le plus minuscule lobby, ne se risquera à seulement évoquer une aussi salutaire réforme.

dimanche 14 décembre 2014

Etat des lieux (bis)

 

  Aux derniers jours du printemps dernier, chroniqueurs, observateurs et politologues prédisaient, avec cette autorité que donne plus une position que le savoir, et avec aussi cette unanimité qui se veut certitude, que la rentrée serait chaude.
   La rentrée est passée, et qu'avons-nous vu?
   Quelques gréves et manifestations, quelques faits-divers misérables érigés en affaires d'Etat, rien que la routine, une routine froide.
  Ainsi, la vie continua.
   Et les politiciens au pouvoir se conduisirent bien tranquillement, exactement comme la saison d'avant et l'année d'avant, votant chaque jour de nouvelles lois créant contraintes, obligations et prohibitions, accroissant d'un nouveau fardeau l'asservissement d'une population béatement engourdie dans sa servitude, inventant chaque jour de nouveaux impôts déguisés en modifications du taux d'assiette ou traficotage de seuils ou baptisés taxes additionnelles (c'est ce que les socialistes-nationaux appellent un tournant libéral), décrétant de nouvelles allocations, pensions, subventions etc. pour des catégories de citoyens tirées au sort (c'est la politique d'austérité), tandis que des officines des bureaucrates "européens" tombaient de nouvelles reglèmentations (marque certaine de leur ultralibéralisme).
   Ce que j'écris aujourd'hui, j'aurais pu l'écrire identiquement il y a un an, et (mais je ne suis pas politologue) sans doute pourrai-je l'écrire tout aussi identiquement dans un an.