david in winter

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jeudi 16 avril 2020

Apocalypse et Nef des Fous



  Selon l'ONU, il existe actuellement 7.550.000.000 êtres humains, autrement dit, et pour me bien faire comprendre, vivent aujourd'hui sur terre sept milliards et cinq cent-cinquante millions d'hommes et de femmes (et de personnes au sexe incertain, androgynes, hermaphrodites, etc.).
  Des gens meurent, mais d'autres naissent, en plus grand nombre, et ainsi, selon la même ONU, l'espèce humaine s'accroît annuellement de 90.000.000 (quatre-vingt dix millions) d'individus, soit, grosso modo, deux cent quarante-six mille (246.000)  par jour.
   Aussi, depuis que j'ai fini de déjeuner  -- c'était il y a une heure-- le solde de la population humaine (naissances moins décès) a-t-il grossi d'environ dix mille unités.
   A la date de ce jour, 16 avril 2020, selon l'OMS et autres organismes ejusdem farinae, la bestiole aux yeux bridés a, en un peu plus de trois mois, occis 133.000 personnes, et un rapide calcul nous fait voir qu'il lui a fallu un bon trimestre pour diminuer d'un peu plus de la moitié l'accroissement quotidien de notre espèce.
  Mais imaginons que cet animalcule se montre particulièrement vorace et décide d'annuler non la moitié de notre accroissement quotidien mais de notre accroissement annuel, il lui faudrait donc exterminer 45.000.000 (quarante-cinq millions ) d'individus d'ici la saint Sylvestre. Ce serait là une sorte d'exploit (car il y a loin de 133.000 à 45.000.000...), et malgré cela, le nombre des humains aurait quand même gagné, en un an, l'équivalent de la population française de l'an 1960.
  De petites questions, avant que je ne retourne aux oeuvres de mon cher duc de Saint-Simon.
  Si les gens des medias, plutôt que d'afficher en Une, comme autant de bulletins de victoire, le seul nombre des victimes de la bestiole, avaient placardé le nombre des humains vivants et souligné l'accroissement continu de ce nombre, les populations se seraient-elles complu à vivre dans la terreur?
   Et les divers M. Etat auraient-ils poursuivi leurs efforts, et ce sont des efforts très vigoureux, pour ruiner leurs citoyens ?
   Et aurais-je dû, pour aller acheter des cigarettes, me munir d'un ausweiss ?
   Et aurions-nous de nouveau vu vivre sur terre des hommes, et non plus des esclaves veules, rampants, et sans cervelle ?


mardi 17 mars 2020

Apocalypse now



      "Il parut un cheval pâle, celui qui était monté dessus s'appelait la mort, & l'enfer; & il reçut pouvoir sur les quatre parties de la terre, pour y faire mourir les hommes par l'épée, par la  famine, par les morts subites, & par les bêtes de la terre."
      Jean, Apocalypse , VI

     Bon an mal an, chaque mois, de causes diverses et multiples, il meurt en notre vieille Gaule cinquante mille personnes.
     Depuis un peu plus d'un mois, en ce même territoire,  cent trente personnes sont mortes sous les assauts du rococovirus.
    Et cela a suffi pour que, sur les quatre parties de la terre, s'élève la grande clameur de la venue du cheval pâle.
    Et pour que se réalise la prophétie il a été décidé qu'hommes et femmes se cloîtraient chez eux en cessant de travailler et de produire leur subsistance, afin que survienne la famine; tandis qu'étaient répandues sur les routes et dans les rues d'innombrables cohortes de gens d'épée, prêts à occire les mécréants.
     Quant aux fauves dont les dents et les crocs déchireront les chairs des survivants, leur arrivée fera l'objet d'une prochaine déclaration présidentielle.
   

jeudi 21 novembre 2019

Une Femme face à la justice des hommes



    Que faire lorsque l'on est pénétrée de la grande justesse des idéaux féministes et que l'on se trouve être malencontreusement mère de trois petits garçons -- c'est-à-dire, je précise, des mâles ?
   Mme Brittany Pilkington , une Américaine domiciliée dans l'Ohio et aujourd'hui âgée de 27 ans, a trouvé à ce pénible dilemme une solution élégante, et radicale.
    En 2014, elle a tué son aîné, vieux de quatre ans, puis, en avril 2015, a fait subir le même sort au puîné, et enfin, en août de la même année, a exterminé le petit dernier, qui n'avait que quelques mois.
   Persuadée d'agir pour le plus grand bien, Mme Pilkington s'était peu souciée de dissimuler avec soin ses vertueuses actions et fut donc arrêtée.
    Interrogée sur ses mobiles, elle répondit avec constance :
    --Je ne voulais pas qu'ils vivent pour plus tard maltraiter des femmes.
    C'est là une raison qui semble mériter l'indulgence de toute adepte d'une éthique responsable et compassionnelle, hélas, les jurés de l'Ohio, sans doute imprégnés de préjugés rétrogrades et nauséabonds, ont avant-hier condamné Mme Pilkington à une peine de trente-sept ans de prison.
    Je ne doute pas que les protestations des Femen , touitteuses Metoo ou Woke et autres guerrières du camp du Bien ne réussissent à faire abolir cette injuste sentence, qui est un outrage à l'essence même de la Femme, cette éternelle victime.