david in winter

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mardi 17 mars 2020

Apocalypse now



      "Il parut un cheval pâle, celui qui était monté dessus s'appelait la mort, & l'enfer; & il reçut pouvoir sur les quatre parties de la terre, pour y faire mourir les hommes par l'épée, par la  famine, par les morts subites, & par les bêtes de la terre."
      Jean, Apocalypse , VI

     Bon an mal an, chaque mois, de causes diverses et multiples, il meurt en notre vieille Gaule cinquante mille personnes.
     Depuis un peu plus d'un mois, en ce même territoire,  cent trente personnes sont mortes sous les assauts du rococovirus.
    Et cela a suffi pour que, sur les quatre parties de la terre, s'élève la grande clameur de la venue du cheval pâle.
    Et pour que se réalise la prophétie il a été décidé qu'hommes et femmes se cloîtraient chez eux en cessant de travailler et de produire leur subsistance, afin que survienne la famine; tandis qu'étaient répandues sur les routes et dans les rues d'innombrables cohortes de gens d'épée, prêts à occire les mécréants.
     Quant aux fauves dont les dents et les crocs déchireront les chairs des survivants, leur arrivée fera l'objet d'une prochaine déclaration présidentielle.
   

jeudi 21 novembre 2019

Une Femme face à la justice des hommes



    Que faire lorsque l'on est pénétrée de la grande justesse des idéaux féministes et que l'on se trouve être malencontreusement mère de trois petits garçons -- c'est-à-dire, je précise, des mâles ?
   Mme Brittany Pilkington , une Américaine domiciliée dans l'Ohio et aujourd'hui âgée de 27 ans, a trouvé à ce pénible dilemme une solution élégante, et radicale.
    En 2014, elle a tué son aîné, vieux de quatre ans, puis, en avril 2015, a fait subir le même sort au puîné, et enfin, en août de la même année, a exterminé le petit dernier, qui n'avait que quelques mois.
   Persuadée d'agir pour le plus grand bien, Mme Pilkington s'était peu souciée de dissimuler avec soin ses vertueuses actions et fut donc arrêtée.
    Interrogée sur ses mobiles, elle répondit avec constance :
    --Je ne voulais pas qu'ils vivent pour plus tard maltraiter des femmes.
    C'est là une raison qui semble mériter l'indulgence de toute adepte d'une éthique responsable et compassionnelle, hélas, les jurés de l'Ohio, sans doute imprégnés de préjugés rétrogrades et nauséabonds, ont avant-hier condamné Mme Pilkington à une peine de trente-sept ans de prison.
    Je ne doute pas que les protestations des Femen , touitteuses Metoo ou Woke et autres guerrières du camp du Bien ne réussissent à faire abolir cette injuste sentence, qui est un outrage à l'essence même de la Femme, cette éternelle victime.

mardi 10 septembre 2019

Une lecture nécessaire pour tout homme de goût




    



    Que lire ce soir près de l'âtre d'où sourd une douce chaleur qui combat victorieusement ce refroidissement climatique tant honni par de vertueuses et scandinaves fillettes ?
   Nous avons pour nous guider dans un choix souvent périlleux cet excellent mentor qu'est la
   Nouvelle bibliothèque d'un homme de goût
   ou Tableau de la Littérature ancienne &  moderne, étrangère & nationale, dans lequel on expose le sujet , & l'on fait connaître l'esprit de tous les Livres qui ont paru dans tous les siècles, sur tous les genres, & dans toutes les langues (etc., je cesse de recopier)
   ouvrage publié sous le voile de l'anonyme à Paris , rue Saint Jacques , au Grand Corneille, en l'an 1762,  en quatre volumes, et qu'il serait bon, tant il est excellent, de rééditer aujourd'hui.
    Il suffirait d'y ajouter un admirable roman qui vient de paraître en cette fin d'été de l'an 2019 qui a pour titre :

         Les Philosophes
       pour sous-titre :
          Moeurs contemporaines , II
        dont l'éditeur est  Les Belles Lettres, qui a 224 pages imprimées de fort lisible manière et s'acquiert pour la très-modeste somme de 19,50 euros (un vrai cadeau!).
        Quant à l'auteur, rejetant l'anonyme, il n'hésite pas à se nommer et est :
        Michel Desgranges
       (Serait-ce moi-même ? Ou un homonyme ? Une érudite postérité en décidera).
         J'avais songé, je l'avoue, à reproduire la couverture de cet aimable chef d'oeuvre, cela demandait diverses manipulations dont je ne me sens guère capable, d'autant que, plus je me tiens éloigné des bêtes bidules informatiques, meilleure est mon humeur.
       Vais-je maintenant , de ce livre, en exposer le sujet ?
        Mais ne serait-ce pas gaspiller mon temps, puisque je suis certain que vous toutes et tous, délicieuses lectrices et bienveillants lecteurs, avez déjà couru vers la librairie voisine pour en faire l'emplette !