david in winter

david in winter

lundi 7 avril 2014

Sublime philosophie



     En relisant des pages de Georges Courteline qui fut, comme Eugène Labiche, un admirable et profond peintre de la nature humaine,  dont l' apparente légèreté entraîne le mépris des cuistres à longues figures, je trouve :
  "Une dame disait un jour devant moi, d'elle-même, comme la chose la plus naturelle du monde:
  "--Je ne pense jamais, cela me fatigue  -- ou, si je pense, je ne pense à rien.
   "Comme dit Hugo, ceci est grand jusqu'au sublime".
    Ce sera la pensée du jour, sur laquelle je vous laisse, ô lectrices, ô lecteurs!,  philosopher.

   *L'essentiel de l'œuvre de Courteline est réuni dans un excellent, et indispensable, volume de la collection Bouquins.

7 commentaires:

  1. Cette pensée là, je ne résiste pas à y objecter :
    pourquoi aller chercher une dame comme exemple de lieu où "ça ne pense pas" ?
    Rodin aussi avait son idée là-dessus.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ce n'est pas un "exemple", mais une chose vue.

      Supprimer
  2. Et voilà, encore un livre à acheter…

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je n'ose croire que vous n'avez pas déjà tout Courteline!

      Supprimer
    2. Je suis en train de me demander s'il m'est déjà arrivé de lire une ligne de cet auteur !

      (Je sais : j'aggrave mon cas…)

      Supprimer
  3. Mon quarté : Labiche, Courteline, Feydeau, Guitry.

    Ceci dit, je partage votre analyse à propos de Courteline et Labiche.

    RépondreSupprimer