david in winter

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dimanche 7 juillet 2013

Torpeur estivale

Glorious weather ! , s'exclamerait ce matin un grand-Breton regardant par ma fenêtre, et certes, il fait bien beau, trop beau même pour me plonger dans des recueils de jurisprudence afin d' établir un parallèle entre le secret des délibérations du Conseil Constitutionnel français  et la publicité des opinions dissidentes ( dissents ) exprimées lors des peu semblables délibérations de la Supreme Court américaine. D'où j'aurais pu arriver à quelques conclusions sur les conceptions divergentes de la démocratie.
    Mais mon humeur m'entraîne à aller lire sous la charmille, et je me contenterai aujourd'hui de recopier paresseusement des anecdotes que j'aime également, bien qu'elles ne soient pas d'égal niveau.
    Fin avril 1777, le frère de l'infortunée Reine Marie-Antoinette, l'Empereur Joseph II, arriva en France revêtu d'un incognito qui ne dupait personne  -- il voyageait sous le nom de comte de Falkenstein pour se soustraire à l'étiquette – et se rendit à Versailles.
     Des courtisans lui demandèrent son avis sur les projets des insurgens américains.
    --Je me récuse, répondit l'Empereur, mon métier à moi est d'être royaliste.
    C'est là un exemple que le malheureux Louis XVI eût gagné à suivre.
    Plus léger, et de même époque :
    Le marquis de Genlis eut les premières faveurs de la charmante Rosalie, pensionnaire à la Comédie Italienne et destinée à faire une fructueuse carrière de courtisane.
    --Mon ami, lui dit-elle en sortant de ses bras, si cela ne me fait jamais plus de plaisir, j'ai pris là un mauvais métier.
     Enfin, d'un auteur digne de l'admiration des gens de goût :
     Antoine de Rivarol rencontre M. de Florian, qui portait son poème de Numa Pompilius dans sa poche, d'où il débordait un peu, et s'exclame:
    --Si l'on ne vous connaissait pas, comme on vous volerait !

   Je m'abstiens de citer mes sources ( il fait déjà +35° ) et de discussions historiques sur des têtes d'épingle.

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