david in winter

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lundi 24 juin 2013

Et bene pendentes...



    Comment ne pas se réjouir des progrès de l'esprit scientifique qui délivrent l'humanité du fardeau de misérables croyances nées de la superstition !
    Et comment ne pas rendre hommage à un M. Steven Chavez, directeur de la Colorado Civil Rights Division, qui nous révèle que :
  " Compartimenter (sic, mais M. Chavez dit bien : compartimentalizing ) un enfant comme un garçon ou une fille seulement en fonction de son anatomie visible ( sic encore, et je souligne ) est une approche simpliste."
   Jusqu'à maintenant, et selon un vieil usage, lorsque venait au monde un nouveau-né , un examen rapide permettait à la sage-femme de proclamer ; " c'est un garçon ! " ou : "c'est une fille ! " , mais nous voici heureusement délivrés de cet obscurantisme médiéval; désormais, il faudra attendre un nombre indéterminé d'années et de multiples rapports d' experts  ( psys, lawyers, salariés d'ONG subventionnées par l'Etat, etc).  pour que les heureux géniteur/génitrice sachent s'ils ont un héritier ou une héritière.
  M. Chavez s'est exprimé dans un rapport officiel publié à l'occasion du procès qui oppose les parents de Coy Mathis , enfant de six ans, à la Eagleside Elementary School de Colorado Springs ( USA ).
  En effet, la présence d'organes que des praticiens réactionnaires s'obstinent à nommer mâles avait fait hâtivement  compartimenter Coy à sa naissance dans le compartiment mâle : Coy était un garçon ( boy dans le texte).
  La dépêche d'agence dont je dispose ne narre maheureusement pas dans le détail comment ce ( cette ) nourrisson(ne) fut déplacé(e) par le concours d'experts ( lawyers, psys, marabouts etc.)  dans le compartiment non pas exactement fille ( girl ) mais dans la plus appropriée case transgender girl ( je m'abstiens de traduire).
  Le drame vint de la prétention rétrograde de la direction de la Eagleside Elementary School (une sorte de maternelle) d'envoyer Coy faire pipi  conformément à son état-civil et son  anatomie visible dans les toilettes des garçons ( ou même, après palabres , dans des toilettes gender-neutral ) , prétention qui, selon M. Chavez, " prive Coy de l'interaction sociale  et de la formation de liens qui naissent habituellement dans les toilettes des filles, i-e parler, partager et rire ." Je ne doute pas que le spectacle de Coy faisant pipi debout devant ses petites camarades ne déclenche rires et propos divers, pour le partage , c'est à voir.
 Soutenus par la tourbe habituelle de gens de medias, agences étatiques, pasteurs éclairés etc., les parents de Coy peuvent espérer que leur plainte en discrimination leur rapportera une pluie de dollars ( moins les honoraires des lawyers ), quant à Coy, retiré(e) de l'école, elle/il fait maintenant pipi tout(e) seul(e)  à la maison, sans rire, ni bavardage, ni partage.

( source : Reuters).

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