david in winter

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mercredi 11 mars 2015

Rions avec les petits ambitieux (et gros dépensiers)

      

    Ce matin, dans notre boîte aux lettres, un premier flot (deux documents) de professions de foi de candidats à un prochain jeu électoral.
    Lisons.
    Les candidats du premier lot proclament, je cite :
   " Des élus de terrain au service de tous.
     Ensemble pour un nouvel élan.
     Nous sommes disponibles et à votre écoute."
     Et, plus concrétement, que proposent-ils?
     Eh bien, ils imitent de Conrart le prudent silence mais, charitablement, fournissent la règle du jeu, m'apprenant que "nous (électeurs, citoyens, démocrates, etc.) devons (je souligne) choisir un binôme paritaire , soit un homme et une femme."
    Et les transgenres? Pas de trinôme m'obligeant à choisir (sic) pour les transgenres?
    Je sens que mon désir (faible) de participer à cette pantalonnade en glissant dans une urne un petit papier commence à s'effriter.
    Au tour du deuxième lot, beaucoup plus prolixe.
    Ces deux binômes-là sont bien décidés à me "faciliter la vie au quotidien".
    Pour parvenir à ce noble dessein, ils s'engagent à (enfin "proposent de") "conjuguer le meilleur de la ruralité et de la modernité", "défendre nos valeurs, promouvoir le mieux vivre ensemble", "faire de la politique pour servir" et "travailler de façon constructive et bienveillante", ceci accompagné d'un joyeux smiley, mais dans le texte qui suit le "bienveillante" est remplacé par "collective".
    Figure aussi l'habituel engagement de ne pas augmenter les impôts locaux, suivis d'une liste de propositions (en faveur des parents, des enfants, des vieillards, des chômeurs, des "plus fragiles" et de la quasi-totalité de l'espèce humaine) qui ne pourraient être mises en œuvre que grâce à une forte augmentation des taxes, cotisations forcées, contributions etc.
    Quelques uns de ces binômistes sont des élus sortants; ils se sont fait remarquer par une manie dépensière frénétique, agissant avec constance à l'opposé des convictions qu'ils expriment lorsque vous papotez avec eux (et se justifiant au besoin d'un lâche : "hélas, on ne peut pas faire autrement").
     Ces deux lots ne sont qu'une avant-garde, donc : à suivre.

4 commentaires:

  1. Il y a des jours comme ça... où l'envie vous prend de dézinguer cette belle brochette de parasites et d'imposteurs.

    « Le citoyen et la commune déchus de toute dignité, les envahissements de l'État se multiplient, et les charges du contribuable croissent en proportion. Ce n'est plus le gouvernement qui est fait pour le peuple, c'est le peuple qui est fait pour le gouvernement. Le pouvoir envahit tout, s'arroge tout, à perpétuité, toujours, à jamais! Guerre et marine, administration, justice, police, instruction publique, créations et réparations publiques, banques, bourses, douanes, commerce, agriculture, industrie, transports. sur le tout un impôt formidable, qui enlève à la nation le quart de son produit brut. Le citoyen n'a plus qu'à s'occuper que d'accomplir dans son coin sa tâche, recevant son salaire, élevant sa famille et s'en remettant pour le surplus à la providence du gouvernement. »

    P.J. Proudhon, Le principe fédératif. Ch. X. Idéalisme politique, efficacité de la garantie fédérale.

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  2. Globalement, cette élection est viciée dans la mesure où le champ des compétences des futurs conseillers départementaux n'est toujours pas défini. Aussi ne faut-il pas s'attendre dans leur profession de foi à avoir des propositions concrètes, chiffrées, etc... Quant à la durée de leurs mandats, il plane encore un doute. Autant dire qu ils y vont dans le flou... étrange, non ?

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  3. Je sens que mon désir (faible) de participer à cette pantalonnade en glissant dans une urne un petit papier commence à s'effriter.

    Un ex-candidat, malgré sa rancœur, ne doit pas délaisser ce bien si précieux.

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